Le Fabuleur, un jeu à faire des bulles revisité par Nicolas Simarik

Un objet souvenir, ludique, vendu au profit de la restauration des vitraux de la cathédrale

A propos de la création de l'objet

« Lors de ma visite de la cathédrale de Chartres, trois symboles ont retenu mon attention : la rosace du portail royal, le labyrinthe et le bleu de Chartres. Pour moi reproduire ces symboles comme identité souvenir m’intéressait. Le choix de créer un « jeu à faire des bulles » s’est imposé de lui-même. Pour concevoir le design de cet objet, j’ai travaillé avec un ami designer, Christophe Dubois

 

Rosaces et bulles de savon

Si la forme de la rosace est reproductible, pour les vitraux, la difficulté est tout autre. Pour les évoquer, j’ai pensé au spectre lumineux et à la lumière qui les traverse. Associer la bulle de savon à l’image des vitraux m’a donc semblé une idée intéressante. En remplaçant la tige traditionnelle par la rosace, on multiplie la possibilité de faire des bulles. Ce n’est plus une bulle qui est créé mais treize bulles.

 

Le labyrinthe

Le « jeu à faire des bulles » comporte en général un jeu avec une bille à son sommet. Ma volonté étant de ressembler le plus possible à l’esprit de l’objet initial, utiliser le labyrinthe comme jeu à bille m’a paru une évidence.
Dans sa fabrication, le jeu à bille respecte le tracé du labyrinthe de Chartres.
Il ne propose qu’un seul chemin, très complexe, pratiquement infaisable à l’oeil nu. Il m’a semblé intéressant de découvrir son tracé par le cheminement de la petite bille, qui glisse grâce à l’inclinaison que nous lui donnons. Ainsi nous pouvons devenir, à n’importe quel moment, le marcheur du labyrinthe, à l’endroit comme à l’envers.

 

 

L'esthétique

J’ai fait le choix d’un objet transparent pour ne mettre en valeur que les symboles.


La pureté de l’objet rejoint mon image de la cathédrale, sans être austère. La transparence de l’objet permet de comprendre immédiatement qu’il sert à faire des bulles et également de créer un contraste intéressant avec l’emballage.
L’architecture du monument se retrouve dans la forme générale de l’objet qui tend à faire penser à une colonne. Un seul détail est intégré à la composition : les stries représentées sur le capuchon pour permettre de le dévisser. Elles imitent les cannelures des colonnes de la cathédrale. Ce détail permet de sentir un élément architectural au toucher de l’objet, évoquant son appropriation physique. Enfin, le triangle qui relie la rosace et le labyrinthe est conçu comme une clef de voute. L’utilisation de la couleur se veut minimale pour radicaliser la symbolique et mettre en valeur la couleur bleu, emblématique de Chartres. Il s’agit d’un bleu ciel légèrement transparent permettant d’imiter l’aspect translucide des vitraux et faisant référence au ciel dans lequel s’envoleront les bulles. Le cache en plastique transparent recouvrant le labyrinthe peut être de quatre couleurs différentes. Ces dernières évoquent celles du vitrail se reflétant sur le labyrinthe, lorsque le soleil diffuse sa lumière.

 

Un objet pour tous

L’intérêt de cette idée est qu’elle peut séduire un large public. Assurément attaché aux valeurs, aux symboles et au respect des icones, l’objet propose une vision du souvenir intacte et suggère une idée de cadeau originale et sympathique, correspondant à la quête d’objets culturels et ludiques, souvent recherchée par les parents et grands-parents et s'adresse aussi aux enfants, friands de choses colorées, transparentes et vivantes.Les adultes aiment se rappeler leurs jeux d’enfants et l’objet lui-même n’est ni trop kitch ni trop enfantin.
Son apparence design permet aux adultes de se glisser dans cette tranche nostalgique tout en restant sobre et non régressif. L’objet, revisitant le « jeu à faire des bulles » suscite la curiosité du résultat, décuplée par la multiplicité des bulles, qui peuvent être produites. Cet objet, sophistiqué et design peut être également utilisé comme un simple objet décoratif. »