Francisco Araya / Laurent Baude / Véronique Bigo / Pierre Buraglio / Béatrice Casadesus

Hortense Damiron / Philippe Demontaut / Najia Mehadji / Régis Perray / Nicolas Simarik

Béatrice Casadesus

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Son projet

Béatrice Casadesus va s’intéresser à la nature sacrée du lieu, sur lequel est édifiée la cathédrale. Elle a intitulé son travail « D'or et d'azur, le Lieu-Fort » ou « La fontaine miraculeuse ». « A l'origine de la cathédrale de Chartres dédiée à Notre-Dame, l'ancienne ville de la peuplade gauloise des Carnutes eut, dès les temps reculés, son lieu saint : une fontaine miraculeuse vénérée bien avant l'époque romaine. Il s'agit en vérité d'un puits qui domine la vallée de l'Eure et la plaine de la Beauce. Une légende du 1er siècle raconte que les premiers chrétiens y auraient été jetés. Il s'appelle le puits des saints forts ou le Lieu-Fort. Sa force réside dans la source souterraine vénérée par les païens. Or, il semble qu'à l'époque préchrétienne une statue de déesse mère y était honorée, et cette statue était placée près du puits. Les chrétiens la considérèrent comme une image prophétique de la Vierge Marie. Jusqu'au XIIIème siècle les pèlerins venaient chercher la santé près du puits des Saints-Forts. Le puits existe toujours dans la crypte et se termine au fond par une figure carrée indiquant les quatre points cardinaux. Malgré les multiples incendies de la cathédrale à travers les siècles, le voile de la Vierge fut sauvé. Ma proposition établit un lien avec l'origine du lieu par la métaphore de l'eau : source miraculeuse qui apaise, guérit... Cette métaphore est inscrite dans les moyens mêmes de ma peinture, les points évoquant le miroitement de l'eau. Par l'abstraction je tente de mettre en évidence le caractère méditatif de ce lieu. Je propose une peinture en trois panneaux sur toile de lin montée sur châssis. L'ensemble mesurant 200 cm de large par 140 cm de haut évoque le miroitement de la lumière sur la fontaine miraculeuse. Les tonalités de bleu et or faisant référence à l'histoire de la peinture occidentale chrétienne - l'azur, le manteau de la vierge, l'auréole, l'esprit saint... En regardant les fresques de Giotto à Padoue, Matisse ne se souciait pas de savoir quelle scène de la vie du Christ il avait devant les yeux ; son regard puisait dans ces oeuvres les éléments plastiques propres à nourrir sa peinture. »

 

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Elle vit et travaille à Malakoff.


1960-1966 : Ecole des Beaux-arts de Paris.
1964 : Second prix de Rome de Sculpture
1966-1972 : réalise un grand nombre de sculptures monumentales dans le cadre de commandes publiques et pour la Caisse des Dépôts et Consignations.
Depuis 1967, Béatrice Casadesus a montré ses oeuvres dans de nombreux lieux en France et à l'étranger :
1977 : Exposition "Faire le point" aux Musée de Calais et de Poitiers
1994 - 1995: Exposition "Orients", New York, Hong Kong.
2000: « Work in progress », exposition retrospective, Issy-les-Moulineaux
2002 : « le regard et la trace », exposition rétrospective, Malakoff, Soissons et à l'Institut français de Barcelone
2009 : Galerie L'R du Cormoran, Pernesl les fontaines, France
Exposition "Elles" Centre Georges Pompidou, Paris, France

Sa recherche sur le point


"Fascinée par le mouvement des taches de lumière qui filtrent à travers les feuillages, j'ai cherché des moyens plastiques pour transcrire les sensations de cette nature. N'utilisant pas de pinceaux, je me suis fabriqué des outils à peindre des sortes de grilles à points que je fais en bricolant à partir de matières existantes, du bois, du métal, des plastiques...
Ce sont des outils de cet ordre qui engendrent la trace. Mais l'essentiel du travail consiste à alléger le plus possible cette trace, de façon à ce que la peinture puisse trouver son unité, sa fluidité propre".


Béatrice CASADESUS, avril 2000 et février 2002

 

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